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Selon Alain Gouaméné, ancien portier des Eléphants de Côte-d’Ivoire :

"Tony Sylva est le meilleur gardien de but africain en service"

Publié le mercredi 24 janvier 2007 | 05:42 | GMT +0200

 

L’ancien gardien de but des Eléphants de Côte d’Ivoire, Alain Gouaméné, a déclaré mardi à l’envoyé spécial de l’APS que le gardien sénégalais de Lille (D1 française), Tony Sylva ‘’est de loin l’actuel meilleur gardien africain’’.

‘’Sans conteste, il est de loin le meilleur gardien de but africain en service’’, a répondu le portier vainqueur de la CAN 1992 avec les Eléphants au Sénégal contre le Black Star du Ghana dans une interminable séance de tirs au but.

Actuel entraîneur des équipes nationales ivoiriennes des moins de 15 et 17 ans, l’ancien gardien de but âgé de 43 ans, souligne toutefois que ‘’l’Afrique manque de gardiens de but de talent’’.

‘’En jetant un regard en arrière, il est loisible de noter que les bons gardiens de but manquent cruellement en Afrique’’, a-t-il dit, rappelant la dernière CAN (2006) jouée en Egypte pour s’en convaincre.

L’ancien portier des Eléphants qui a été rappelé ‘’en service par le président Anouma (Jacques) de la Fédération ivoirienne de football (FIF) a été déçu du comportement général des gardiens de but en Egypte’’.

‘’Même le gardien égyptien, El Hadary est d’un niveau très moyen comparé à la génération des années 90’’, a estimé le gardien de but.

Alain Gouaméné a joué pendant plusieurs années en France à l’Olympique Lyonnais, Toulouse (évoluant à l’époque en D2), du SCO Angers, en plus des équipes ivoiriennes de Dalao, de l’Africa Sports et de l’ASEC d’Abidjan.

Il a passé ses diplômes quand il jouait à Toulouse en compagnie de footballeurs comme Amara Traoré (Sénégal), Vincent Guérin et Bernard Lama (France).

Concernant ‘’cette baisse de niveau des gardiens africains’’, Gouaméné pointe un doigt accusateur ‘’sur le manque de technicien et l’absence de référence’’.

‘’A notre époque, il n’y avait pas d’entraîneur de gardien de but, mais nous avons des références et des adversaires qui suffisaient à nous motiver’’, a-t-il dit, rappelant que quand il jouait contre le Cameroun, il fallait qu’il fasse ’’aussi bien que Thomas Nkono ou Joseph Antoine Bell’’.

‘’C’était le même cas quand c’était le Sénégal où jouait un certain Cheikh Seck, en Egypte où il y avait El Batal’’, a-t-il ajouté, estimant qu’un ‘’gardien de but africain aurait dû faire partie des trois meilleurs footballeurs africains de ces 50 dernières années’’.

APS

 

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